
Demande de devis · usinage à commande numérique
Demander un devis d’usinage
Un devis d’usinage se chiffre sur ce que vous fournissez. Cette page dit exactement quoi joindre, ce qui fait varier le prix d’une pièce, ce qu’un devis devrait contenir, et les questions à poser avant de commander.
Devis d’usinage, France entière. Aucun prix n’est affiché ici : il vient de l’atelier qui reprend votre demande.
Ce qu’il faut joindre
Quatre éléments, dans cet ordre d’importance
Ce qui n’est pas nécessaire au premier message : un plan complet, une nomenclature, ou une décision définitive sur la matière. Un croquis et une fonction ouvrent déjà la discussion, comme l’explique l’usinage sur mesure.
Le procédé, lui, se déduit de la forme : tournage CNC pour une pièce de révolution, fraisage pour une pièce à faces et poches. Et la matière se choisit par l’usage, de l’aluminium aux plastiques techniques.
1. La géométrie
Un fichier 3D au format d’échange courant, ou un plan, ou un croquis coté. Le 3D dit la forme ; il ne dit pas ce qui sera contrôlé.
2. Les cotes fonctionnelles
Celles qui portent un assemblage, un guidage, une étanchéité. Elles seules méritent une tolérance resserrée ; le reste relève de la tolérance générale.
3. La matière
Sa désignation normalisée si vous l’avez. Sinon, la fonction de la pièce et l’environnement où elle travaille suffisent à orienter le choix.
4. La quantité
Une pièce, une présérie, une série. C’est la variable qui pèse le plus sur le prix unitaire.
Vous avez ces éléments sous la main ?
Ce qui fait varier un chiffrage
Aucun prix n’est affiché ici, et voici pourquoi
Il n’existe aucun barème public de l’usinage. Publier une fourchette reviendrait à inventer un chiffre que personne ne tiendrait. Ce qui se dit honnêtement, ce sont les variables, et le poids relatif de chacune.
| Variable | Ce qu’elle change | Ce que vous pouvez indiquer |
|---|---|---|
| La quantité | Le temps de programmation et de réglage se répartit sur les pièces produites. Une pièce unique le porte seule. | Le nombre exact, ou une fourchette réaliste. |
| Le brut de départ | Le prix de la barre ou du bloc, et le volume de matière à enlever pour arriver à la pièce. | La matière envisagée, et si la pièce est massive ou évidée. |
| Le nombre de reprises | Chaque démontage et réinstallation ajoute du temps et une source d’écart. | Les faces qui doivent être usinées, et celles qui restent brutes. |
| La tolérance la plus serrée | Elle décide des passes de finition et de l’ampleur du contrôle. | Les cotes fonctionnelles, et elles seules. |
| L’état de surface | Une surface fine demande des passes supplémentaires. | Le paramètre demandé, là où il compte vraiment. |
| Les traitements après usinage | Anodisation, traitement thermique, revêtement : une étape extérieure à l’atelier. | S’ils sont exigés, et par qui. |
Le dossier prototype, présérie, série détaille la première ligne, celle qui surprend le plus : le prix d’une pièce n’est pas proportionnel au nombre de pièces.
Sur le plan
La tolérance générale, ou comment ne pas payer une précision inutile
Le réflexe le plus coûteux consiste à resserrer toutes les cotes « pour être tranquille ». Les cotes qui ne portent aucune fonction n’ont pas besoin d’être serrées : elles relèvent d’une tolérance générale, qui se désigne d’un seul mot sur le plan (ISO 2768-1:1989).
Quatre classes existent, de la plus fine à la plus large. Voici ce qu’elles admettent sur une cote sans indication particulière, en millimètres.
Tableau à faire défiler vers la droite
| Classe | 0,5 à 3 | 3 à 6 | 6 à 30 | 30 à 120 | 120 à 400 | 400 à 1000 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| f (fine) | ± 0,05 | ± 0,05 | ± 0,1 | ± 0,15 | ± 0,2 | ± 0,3 |
| m (moyenne) | ± 0,1 | ± 0,1 | ± 0,2 | ± 0,3 | ± 0,5 | ± 0,8 |
| c (grossière) | ± 0,2 | ± 0,3 | ± 0,5 | ± 0,8 | ± 1,2 | ± 2 |
| v (très grossière) | non définie | ± 0,5 | ± 1 | ± 1,5 | ± 2,5 | ± 4 |
Un plan se désigne alors d’un mot, par exemple ISO 2768-mK : classe moyenne pour les dimensions, classe moyenne pour les tolérances géométriques, qui relèvent de la seconde partie de la norme (ISO 2768-2:1989).
Un point utile à connaître : sauf indication contraire, une pièce qui dépasse la tolérance géométrique générale n’est pas automatiquement rebutée, tant que son aptitude à la fonction n’est pas altérée (ISO 2768-2:1989). Une cote que vous avez tolérancée vous-même, en revanche, ne souffre pas cette souplesse.
L’état de surface
Se demande avec un paramètre, pas avec un adjectif
« Lisse », « propre », « beau » ne se mesurent pas. Un état de surface se spécifie par un paramètre et sa norme : les paramètres de profil relèvent de ISO 21920-2:2021, publiée fin 2021, qui a remplacé les normes précédentes, retirées à la même période.
Ce qui ne sera pas fait ici : annoncer une valeur « couramment atteinte » par tel procédé. Elle dépend de l’outil, de la matière, de la passe et de la machine. C’est une discussion avec l’atelier, pas un catalogue.
Avant de commander
Les questions à poser au professionnel
Elles sont rassemblées ici pour vous les mettre en main. Elles portent sur ce qu’aucun site ne peut garantir à la place d’un atelier.
- Sur quel document la conformité sera jugée : votre plan, votre fichier 3D, ou un plan refait par l’atelier et validé par vous.
- Ce qui est contrôlé, et sur quelle proportion des pièces, ainsi que ce qui se passe en cas d’écart et qui porte le coût d’une reprise.
- Le délai, qui dépend de l’approvisionnement de la matière, du plan de charge et des traitements éventuels. Aucun délai n’est affirmé sur ce site : le dossier délais d’usinage explique ce qui l’allonge et ce qui le raccourcit.
- La confidentialité de vos fichiers : usage limité à l’étude de la demande, accord écrit si votre conception le justifie, restitution ou suppression ensuite.
- Ce qui est inclus : ébavurage, marquage, contrôle documenté, conditionnement. Ce sont des postes qui se discutent avant, pas après.
Prêt à décrire votre pièce ?
Après votre demande
Ce qui se passe après votre demande
Votre demande est lue telle quelle
Ce que vous avez écrit est étudié par un usineur, sans reformulation et sans diffusion ailleurs.
Un seul interlocuteur répond
Il reprend la demande par écrit, à l’adresse que vous avez indiquée. Aucun numéro n’est affiché sur ce site, et aucun appel n’est promis.
Les éléments manquants sont nommés
S’il manque une cote, une matière ou une quantité pour chiffrer, la réponse le dit avant de parler de prix.
Les fichiers s’échangent ensuite
Plan, fichier 3D, pièce à reproduire : l’échange se fait directement avec le professionnel, une fois le contact établi.
Ce sur quoi cette page s’appuie
Les valeurs et classes citées sur cette page viennent de normes de dessin technique. Elles décrivent ce qu’un plan admet quand rien n’est précisé ; elles ne valent pas engagement sur une pièce fabriquée.
- ISO 2768-1:1989 : Tolérances générales, partie 1 : tolérances pour dimensions linéaires et angulaires non affectées de tolérances individuelles.
- ISO 2768-2:1989 : Tolérances générales, partie 2 : tolérances géométriques générales.
- ISO 21920-2:2021 : État de surface par la méthode du profil : termes, définitions et paramètres.
Ces normes ne sont pas en accès libre : elles sont citées par leur référence, sans lien. Vérifiées en septembre 2026.
Questions fréquentes
Les questions : réponses courtes
Un fichier 3D suffit-il pour obtenir un devis ?
Il suffit pour parler de la forme, du procédé et de la matière, donc pour ouvrir la discussion. Il ne suffit pas pour figer ce qui sera contrôlé : les cotes fonctionnelles et leurs tolérances vivent sur un plan ou dans une note jointe. Sans indication, ce sont les tolérances générales qui s’appliquent (ISO 2768-1:1989).
Pourquoi aucun prix n’apparaît sur ce site ?
Parce qu’aucun barème public n’existe pour l’usinage. Un prix dépend de la quantité, du brut, du nombre de reprises, de la tolérance la plus serrée et des traitements. Ces variables sont détaillées plus haut ; le montant vient du professionnel qui reprend la demande.
Quelle classe de tolérance générale choisir ?
La classe moyenne convient à la majorité des pièces mécaniques courantes. La classe fine se justifie sur des pièces d’ajustement, et coûte des passes supplémentaires sur toutes les cotes, y compris celles qui n’en ont pas besoin. L’usage est de choisir une classe large et de tolérancer individuellement les seules cotes fonctionnelles.
Mes fichiers sont-ils confidentiels ?
La question se pose au professionnel qui reçoit la demande, et elle se pose avant l’envoi des fichiers : usage limité à l’étude, accord écrit si votre conception le justifie, suppression ensuite. Votre demande est étudiée par un usineur, et rien n’en est publié.
Que doit contenir un devis d’usinage ?
Au minimum : la désignation de la pièce et l’indice du plan sur lequel il repose, la matière, la quantité chiffrée, ce qui est inclus en dehors de l’usinage lui-même, et la durée de validité de l’offre. Un devis qui ne cite pas le document de référence est difficile à comparer avec un autre.
Puis-je demander plusieurs quantités à la fois ?
C’est même conseillé. Demander le chiffrage pour une pièce, dix et cinquante montre d’un coup comment le temps de préparation se répartit, et permet de décider en connaissance de cause.
Mis à jour le 12 septembre 2026. Normes vérifiées en septembre 2026.